
Le premier atelier « Comment gérer les conflits » comportait surtout une dimension pratique, tandis que le second s’est plus axé sur le côté théorique.
Ainsi une des personnes du groupe a exposé un exemple précis d’un conflit qu’elle rencontre souvent avec son compagnon.
A partir de cet exemple, le groupe s’est séparé en deux sous groupes.
L’un devait réfléchir aux faits, aux besoins puis aux sentiments que la femme avait dû éprouvés juste avant que le conflit se déclenche.
L’autre groupe devait faire la même chose , mais en se mettant à la place du compagnon.
Il s’agissait donc de répertorier les faits précis, neutres, sans remonter à des reproches anciens ; puis de répertorier les besoins, exprimés, ou non exprimés (d’attention, de repos, de passer du temps avec l’autre, de laisser place à la spontanéité) ; puis enfin les sentiments vécus (colère, agressivité, peur, frustration), afin de trouver les solutions du conflit.
A la suite de cet exercice, le groupe s’est réuni et chaque sous groupe a rapporté leur réflexion. Le groupe s’est rendu compte qu’il y avait de nombreux besoins de chaque partenaire qui n’avaient pas été exprimés lors de la discussion précédent le conflit. Les sentiments non plus n’avaient pas été exprimés, et ils étaient d’autant plus présents que les besoins n’avaient été dits. Le fait même d’exprimer ses propres besoins, en commençant par « j’ai besoin de,... , je ressens », au lieu de « tu n’as pas fait... », permet de clarifier à chacun ce que l’on souhaite au fond. Il s’agit ensuite de trouver des solutions qui permettent de répondre aux besoins de chacun.
Cependant, il s’avère souvent que les besoins de chacun soient très différents et que l’on ne puisse tous les assouvir. Choisir de vivre en couple, c’est un choix qui implique que l’on prenne l’autre en considération, ce qui demande parfois de donner de soi, et de sacrifier de temps en temps certains besoins, afin de trouver, de gagner un compromis satisfaisant chaque personne du couple.
Derrière les besoins des personnes on peut déceler souvent « les positions de vie » des personnes. Il y a quatre grands types de positions de vie qui représentent de manière schématique la façon dont la personne se voit et la façon dont elle voit les autres. Il y a tout d’abord, la position « + + », ou « ok ok ». La personne se voit de façon positive et voit les autres de façon positive.
Il y a également la position « + - » , où la personne se voit de façon positive mais perçoit les autres de façon négative. De même, Il y a la position « - + », qui est la position inverse. Enfin, la position « - - » désigne les personnes qui voient les autres ainsi que lui-même de façon négative.
On peut facilement passer de l’un à l’autre, mais c’est la position « + + » qui nous permette de résoudre plus aisément les conflits. En effet, voir les autres et soi-même de façon positive, permet de mieux comprendre les besoins de chacun et de les accepter.
Ainsi la résolution de conflits ne peut se faire qu’en passant par une écoute de soi et de l’autre de façon approfondie, ce qui nécessite de prendre un temps où les tensions sont apaisées et où l’on pourra discuter de façon constructive.