
Pour les parents et grands parents présents au débat, l’enfant roi serait l’enfant à qui l’on cède tout, à qui on ne donne pas de limites, à qui tout est dû. La question principale qui ressort alors est comment ne pas faire de son enfant, un enfant roi ?
Il semble, en effet, que la société en général laisse de plus en plus de choix aux enfants, qu’on leur donne de plus en plus une place d’adulte et qu’ils sont de plus en plus choyés. Il paraît alors d’autant plus difficile pour les parents de laisser l’enfant faire ses propres expériences et se confronter à la frustration.
Après une période de toute puissance, où l’enfant est dans une position narcissique durant laquelle tous les besoins sont centrés autour de lui, l’enfant doit faire face à la réalité. Le principe de plaisir vient alors se confronter au principe de réalité. Pour grandir, l’enfant doit faire l’expérience du principe de réalité. Un exemple donné au cours du débat illustre bien cette idée. A la garderie ou à la crèche, l’enfant joue, il est avec ses copains, dans un lieu qui lui ai dédié, il est dans un moment de plaisir, quand vient le moment du départ, il doit quitter ses copains, ses jouets, s’enfermer dans un manteau, monter dans sa poussette où il ne pourra plus courir... il est là confronté au principe de réalité. La psychologue soulève alors, que lorsqu’un enfant fait ce que les parents nomment un caprice, c’est souvent qu’il a du mal à supporter la frustration, il est donc en difficultés pour gérer ses émotions, il met par conséquent ses parents en difficultés également. Toutefois, il est bon pour l’enfant de se confronter à la frustration, cela lui permet de se construire un cadre et des repères sécurisants. Un enfant a besoin à la fois d’amour et d’un cadre sécurisant.
Pour conclure, les parents expriment leurs difficultés face aux limites à imposer, il n’y a en effet d’après eux pas de repères stables. De plus, ils ressentent souvent une culpabilité, une peur de frustrer et d’être par conséquent identifiés comme mauvais. Il est donc important, même si cela n’est pas toujours facile, de pouvoir prendre du recul face aux colères de l’enfant, ne pas toujours les recevoir comme des attaques personnelles, et de tenter d’écouter et d’identifier ses besoins qui évoluent constamment.