
Pour cet atelier il a été demandé aux parents de répondre à trois questions par petits groupes sur l’autonomie pour ensuite pouvoir discuter, échanger autour de ce thème.
Première question : comment définiriez-vous l’autonomie ?
Savoir satisfaire ses besoins primaire par soi-même comme se nourrir, se laver...
Savoir gérer et avoir une bonne gestion de son temps.
Avoir le sens de l’organisation, anticiper les évènements
Arriver à s’en sortir dans le monde extérieur, lors de sortie sans les parents par exemple.
Etre responsable de ses actes.
Avoir conscience de la valeur des choses, en effectuant des petits « boulots » par exemple. Subvenir a ses besoins, même si techniquement les adolescents ne peuvent pas subvenir à leur besoin car ils ont pas d’argent.
Se prendre en charge.
Hiérarchiser ses besoins d’argent.
L’adolescent ne mûrit pas sur tous les plans de sa personne au même moment. Comme un enfant, il ne peut pas évoluer aussi rapidement au niveau physique et intellectuel à savoir apprendre à marcher et à parler. Pour un adolescent, il en est de même, cela lui coûte déjà tellement d’énergie de se mobiliser dans un domaine, qu’il ne peut pas le faire sur plusieurs. La psychologue fait une remarque sur la définition que donne les parents de l’autonomie. C’est une définition assez théorique et idéale. Un adolescent ne peut pas remplir toutes les conditions de cette définition. Le propre de l’adolescent est de s’opposer aux valeurs que ses parents lui ont inculqué. Il se pose en s’opposant. C’est son moyen de se différencier et d’arriver à exister.
Deuxième question : quels sont les pistes pour amener sont enfant à être autonome ?
Les laisser faire, donner une grande liberté
Ne pas s’inquiéter à leur place surtout en anticipant les évènements à venir.
Ne pas leur montrer notre inquiétude
Cependant, la psychologue souligne qu’il est important de ne pas censurer nos émotions. En effet, en étant trop inquièt(e) en anticipant ce qui peut arriver cela peut paralyser l’enfant. Il est important d’essayer de ne pas projeter nos peurs sur nos enfants.
Avoir confiance en son enfant et l’aimer sans être trop possessif.
Vivre avec eux au sens de leur montrer l’exemple sans pour autant devenir un objet d’idéalisation ou de perfection
Les respecter
Les sortir du milieu familial (colonies...)
Expliquer, discuter, échanger
Poser des limites
La psychologue reprend le terme de liberté, il faut une maturité exceptionnelle pour assumer une liberté absolue. Cela nécessite une acquisition de ses propres limites et celles de la société.
Il y a toujours des adolescents qui pousseront au delà des limites c’est une façon d’arriver à se faire reconnaître, à montrer leur existence en dehors du cercle familiale. Cela peut-être aussi une stratégie pour remettre les parents ensemble dans le cadre d’une séparation. Ils ont besoin que leur parents se retrouvent et communiquent ensemble même si cela doit passer par le conflit.
Troisième question : qu’est ce qui peut freiner cette autonomie ?
Le désir de garder son enfant petit à l’époque où il était mignon et tranquille
La peur de la solitude
Les problèmes d’adulte qui peuvent interférer sur leur autonomie.
Les faire culpabiliser.
La peur qu’il leur arrive quelque chose.
Souvent les parents ont du mal à saisir que leurs enfants si mignons et obéissant, transgressent les règles et ne veulent plus faire des activités en famille. Cependant on peut remarquer que lorsque l’adolescent se retrouve dans le monde social les valeurs qui lui ont été inculqué sont là. En famille, il montre son besoin d’indépendance et d’intimité, mais en société il sait s’adapter. D’où l’importance du tiers, le tiers nous donne une autre vue, opinion, il peut voir notre enfant hors du contexte familiale. Ce tiers peut nous aider au quotidien avec notre enfant, cela peut être un parent ou un ami, pour autant il ne faut pas se considérer comme un parent inefficace, bien au contraire cela aide l’enfant à s’ouvrir sur le monde extérieur.