
Le débat a débuté sur un avis partagé par tous : il paraît plus facile de donner des limites à des personnes auxquelles nous portons peu d’affections, qui nous sont plus neutre que nos proches. Car lorsque l’affect n’est pas présent, il semble plus facile de prendre du recul et d’apprécier ce qui semble bien pour l’enfant. Il est plus aisé de gérer l’autorité vis à vis des autres.
De plus, si les parents ont peu de temps à accorder à leurs enfants, il leur paraît plus difficile de faire preuve d’autorité. Ils ont parfois peur de donner l’impression de n’être qu’un parent critique, et par la suite culpabiliser. Il arrive alors que ce rôle soit parfois reporter sous la responsabilité des professionnels et des instituteurs.
Pendant le débat, la question suivante s’est posée : A quels moments doit on commencer à fixer des limites et jusqu’où s’arrêter ? La question des limites à imposer à son enfant renvoie directement aux limites des parents. Jusqu’où le parent accepte il le comportement de l’enfant ? Cependant le parent peut parfois avoir du mal à se limiter lui-même.
Or l’enfant teste très vite ses parents. Imposer des limites cela peut être aussi parfois protéger son enfant contre les dangers, ou se protéger soi-même face à une certaine agressivité qui peut être trop violente.
Le débat s’est ensuite tourné sur l’importance à l’adolescence des marques de vêtements ou d’accessoires, qui ne constituent pas seulement un sentiment d’appartenance à un groupe, mais est réellement parfois un moyen d’appartenir au groupe d’adolescent, voire le seul moyen. En effet, il faut d’abord avoir forger une personnalité et une certaine confiance en soi pour pouvoir imposer aux autres une différence de style.
Le débat s’est ainsi conclu par un consensus : la mise en place de limites à ses enfants commence par la découverte de ses propres limites et par montrer l’exemple avant d’imposer des comportements.